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Des petites histoires à retrouver avec plaisir ou à faire découvrir à vos enfants


mardi 15 septembre 2009

La maison mystérieuse


C'est une maison posée au milieu des champs. une maison comme les autres, apparemment. Elle a un toit, une porte, des fenêtres, des habitants, sûrement. Ou bien est-ce une maison vide, avec des chambres vides ? Car si on voit bien des gens y entrer, une fois la porte refermée, elle ne donne plus signe de vie. Aucune lumière aux fenêtres, même la nuit, aucun bruit. Tout est noir, ou gris.
Pourtant, le jour, elle est jolie, tout en pierre, avec son toit gris, des fleurs dans les parterres, tout autour, une jolie cour et un chemin de terre. Elle a l'air riante, accueillante. Il n'y a pas une autre habitation à dix lieues à la ronde, seulement des champs de choux, de carottes, du persil qui sent si bon, des poireaux et des potirons.
Adeline vient souvent s'y promener. Elle ne va jamais jusqu'au bout du chemin, mais va chaque fois un peu plus loin. Et, chaque fois, il n'y a jamais personne derrière les fenêtres. A croire que dès qu'on en franchit le seuil, on se transforme en fantôme, on devient invisible, transparent.
Par une belle soirée d'automne, le premier jour de novembre, elle suit le chemin jusqu'au bout, attirée soudain comme par un aimant. Elle pousse la porte d'entre, tout doucement. Ouf ! Elle ne respire presque plus, se dit que parfois, même quand il fait froid, on est mieux dehors que dedans ; mais elle veut en avoir le cœur net.
Surprise ! A l'intérieur, c'est comme dans toutes les maisons, il y a de la lumière, de la chaleur, il fait bon. A part une grosse tête de sanglier au-dessus de la porte d'entrée, qu'elle ne peut pas regarder sans avoir des frissons, tout est comme partout ailleurs, et pourtant différent. Elle continue, s'enfonce dans le couloir. Il est éclairé. mais, vu du dehors, tout est noir.
Heureusement, son frère, qui la suivait, inquiet, l'a vue entrer, puis disparaître. Il court chercher ses parents. Ils entrent à leur tour, et...
Et nul ne sait ce qu'ils sont devenus, car nul ne les a plus jamais revus. On sait seulement qu'ils sont sûrement heureux là où ils sont, dans cette maison, tous ensemble, à l'intérieur, puisqu'il y avait de la lumière et de la chaleur, et qu'il y faisait bon.

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