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Des petites histoires à retrouver avec plaisir ou à faire découvrir à vos enfants


mardi 14 avril 2009

Facederat au pays des souris

Facederat ne s'aime pas. Toute sa courte vie, il a cherché quelqu'un qui l'aimerait bien, qui l'aimerait mieux que lui, en tout cas. Mais tous les rats qui l'entourent le trouvent laid.
- Mais qu'il est laid ! Tu es un rat laid !
Voilà ce qu'il entend. Personne ne le comprend.
- J'en ai plus qu'assez de tous ces rats qui tournent autour de moi, se dit-il. Il paraît que les souris sont plus gentilles.
Alors Facederat fait ses bagages et part en voyage, au pays des souris. Mais une fois arrivé, là-bas, il se trouve nez à nez avec un gros rat musclé. Lui qui arrivait en conquérant, certain d'avoir du succès ! Quelle surprise, la place est déjà prise...
- Il faut l'éliminer, pense-t-il. Je veux être le seul, le plus beau, le plus adoré.
Commence alors une lutte sans merci Chaque soir, c'est à qui a séduit le plus de souris. Chacun joue de ce qu'il peut, de ce qu'il a, le rat musclé a ses gros bras, Facederat a son franc parler. Chacun veut avoir sa cour autour de lui, chacun veut être le roi.
- Tu es très joli, disent les petites souris à Facederat, mais le rat musclé est plus... musclé.
- Tu as de gros bras, disent-elles au rat musclé mais Facederat parle mieux que toi.
C'est sûr qu'il ne fait pas le poids, Facederat, avec ses petits bras. Mais il embobine ses nouvelles copines, avec des histoires à dormir debout, elles l'écouteraient pendant des heures, il les fascine.
Un jour, il pense qu'il a presque gagné, un autre il desepère de voir partir le rat musclé. Et un matin, il ne sait pourquoi, son pays des rats commence à lui manquer, et même leurs grimaces ! Finalement, tous ces sourires de souris... ça l'agace ! Et il ne se sent plus à sa place. Facederat quitte alors leur pays, pour rentrer chez lui. Il refait son bagage et tout le long voyage. Le rat musclé reste au pays des souris dont il devient le roi, avec toute sa cour autour de lui. Mais Facederat ne regrette rien, il a compris que son destin était de retourner dans son pays.
A peine arrivé, il est acclamé.
- Mais qu'il est laid. Tu es un rat laid
Et il sourit, de toutes ses dents. Car les voyages forment la jeunesse. Avant cette aventure, il ne comprenait pas qu'au pays des rats, c'était un compliment. Le plus beau compliment qu'on puisse lui faire.

2 commentaires:

  1. ...il est peut-être devenu plus beau en voyageant ? Du coup, les autres rats vont peut-être se dire "Ah, il n'est pas si laid" et d'autres "Hum Facederat, quelle gueule d'amour" et hop, une fin heureuse...

    ...comment ça il n'y aurait plus de morale ?...

    Bon d'accord... bise !

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  2. Hi hi hi... je m'étais dit que finalement, c'est au pays des siens qu'on est le plus beau, même s'ils disent le contraire mais ta morale est jolie aussi et tout à fait "raisonnable"! En fait, chacun la voit comme il veut ! Merci Perrine

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