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Des petites histoires à retrouver avec plaisir ou à faire découvrir à vos enfants


mardi 14 avril 2009

Deux pies deux pigeons

- Papa, papa, il y avait deux pies deux pigeons qui pipi qui picoraient dans le jaja dans le jardin.
- Ah bon ? Deux pigeons ? Comme c'est intéressant, Vincent ! dit le papa sans lever le nez du journal dans lequel il est plongé
- Et nous, on nous oublie ? jacassent les pies, ça ne va pas se passer comme ça !
Et, pour se venger, elles mangent toutes les noix
- Où ça ? Je ne les voies pas.
- Là-bas, au milieu des champs des champi des champipi des champignons.
- Ah oui ! mais il y a deux pies, aussi, tu ne pouvais pas me le dire, tu sais qu'elles...
- Oui, oui, je sais, elles pipi elles piquent tout, il faut planplan il faut planquer tous les bijoux, mais c'est juju, c'est justement ce que je te disais papa, qu'il y avait deux pies deux pigeons.
- Ah oui ! C'est vrai j'oubliais que tu bégayais, dit le papa en enlevant ses lunettes et en soupirant, à moins que ce ne soit le contraire.
Une fois de plus, il n'a pas tout compris.
- Poupou pourtant c'est évident, dit Vincent, et il est tout malheureux mais il n'y a rien à faire, il ne peut pas faire autrement. De toutes ses forces, il espère, il sent que cela ira mieux quand il sera plus grand. Qu'il parlera haut et fort et clair, comme son papa qu'il admire tant
- Si tu n'étais pas pressé de parler, aussi, les mots ne se bousculeraient pas comme ça pour sortir de ta bouche. Prends exemple sur ces pigeons, vois comme ils sont calmes, roucouroucouroucou, mais ! Ils bégaient aussi !
- Et bien oui, disent les pies, tous les oiseaux bégaient un peu, et d'ailleurs tous les animaux. Le chien dit ouah ouah, la vache meuh meuh, le canard coin coin, en fait il n'y a que les êtres humains pour parler distinctement.
Ouf ! Vincent est consolé.
- Poupou pourquoi n'y ai-je pas pensé avant ?
Son père est rassuré, et tout attendri,
- Déjà, quand tu étais petit tu disais areu areu.
Mais tout d'un coup :
- Ciel ! Les bijoux !
Les pies en ont profité, elles sont parties avec, dans le bec, quelque chose de brillant.
- Que voulez-vous, c'est notre métier, on aime tout ce qui brille, justement.
- Heureusement, aujourd'hui, ce n'est que de la quincaillerie, soupire le père, car ta mère, pour une fois, a rangé tous ses bijoux !

2 commentaires:

  1. Il faudra que je raconte cette belle histoire à Pica et Picou si un jour ils arrivent à rejoindre leur nid.
    Belle journée.

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  2. Ah ! mais rassure-moi ! Ils vont bien réussir à regagner leur nid, non ?

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