jeudi 25 juin 2009

En vacances !


A partir de ce jeudi 25 iuin et jusqu'au 20 juillet,
nos blogs tourneront au ralenti.

Il se peut que nous mettions quelques messages
mais ce sera moins fréquent et moins régulier.

Cela permettra à tous
de savourer à fond les beaux jours et les loisirs d'extérieur.

Passez de merveilleuses vacances.
Profitez de ces deux mois d'été et amusez-vous bien

Gros bisous à tous

Aby et Mélusine

mardi 23 juin 2009

Liberté


Prenez du soleil
Dans le creux des mains,
Un peu de soleil
Et partez au loin !

Partez dans le vent,
Suivez votre rêve ;
Partez à l'instant,
La jeunesse est brève !

Il est des chemins
Inconnus des hommes,
Il est des chemins
Si aériens !

Loi, toujours plus loin,
Partez en chantant !
Le monde appartient
A ceux qui n'ont rien.

Maurice Carême
1899-1978

vendredi 19 juin 2009

Bonne Fête à tous les papas !


Nous souhaitons une Bonne Fête à tous les papas du monde !
Que cette journée vous soit des plus belles et des plus douces...

Aby et Mélusine

***
Création Isis


jeudi 18 juin 2009

Le peintre de chats

Il y a très longtemps, dans un village des montagnes du Japon, vivaient un fermier, sa femme et ses nombreux fils et filles.
La famille était si pauvre que les enfants devaient travailler la terre dès leur plus jeune âge. Mais le dernier fils, appelé Kami, était trop petit et trop faible pour travailler. Comme il était intelligent, ses parents décidèrent d'en faire un moine. Ils le conduisirent donc un jour au temple.
Kami apprit très vite la science des moines, mais il avait un défaut : il préférait peindre des chats partout plutôt que d'étudier...

Il en peignait même là où il ne fallait pas, par exemple sur les marges des livres saints, sur les paravents, sur les murs et les piliers du temple. Et bien que les moines le lui défendent, Kami ne pouvait s'en empêcher, car il était né artiste.
Kami vécut au temple et y étudia pendant sept longues années, jusqu'au jour où le supérieur le fit venir et lui dit :
- Nous ne pouvons pas continer à t'instruire, Kami. Jamais tu ne feras un bon moine, mais tu deviendras peut-être un grand artiste ! Quitte le temple maintenant ! Mais avant de partir, écoute ce que j'ai à te dire et retiens-le :

"La nuit
Fuis les vastes lieux,
Choisi les petits."

Kami ne comprit pas ce que le supérieur voulait dire. Il était bien perplexe lorsqu'il fit son baluchon, avec ses maigres biens et quitta le temple. Il ne savait vraiment où aller ni que faire. Et il ne pouvait revenir chez ses parents, trop pauvres pour le nourrir. Alors, il se souvint du temple de Nikoto, à une dizaine de lieues de là. Peut-être que les moines de ce temple voudraient l'accueillir. Il prit la route qui y menait.
Personne n'indiqua à Kami que le temple était fermé. Des mois plus tôt, un énorme rat y avait fait irruption au crépuscule et toute la communauté avait fui, terrifiée. Depuis cette nuit d'épouvante, une centaine de courageux guerriers avaient voulu chasser le rat géant, mais aucun n'en était revenu !
A l'heure où Kami arriva à Nikoto, la nuit était tombée et tout était silencieux. A l'extérieur du temple, une rangée de lanternes dorées brûlaient. Les gens disaient que c'étaient les lampes des démons, allumées par le rat maléfique pour attirer les voyageurs à l'intérieur du temple.
Ignorant tout cela, Kami monta les marches du temple et entra. Il ne rencontra personne à l'intérieur, mais il était si fatigué qu'il s'assit sur le sol en attendant que quelqu'un vienne.
Kami remarqua que la galerie était recouverte d'une épaisse couche de poussière et que de toiles d'araignées pendaient des piliers. Si les moines refusaient de le prendre comme novice, il se ferait embaucher pour le ménage !
L'idée lui plut et il se sentit tout heureux quand il découvrit quelques grands paravents blancs, une boîte remplie de pinceaux et un petit bol d'encre.
Kami resta assis des heures, peignant des chats sur les paravents du temple... Peut-être que les moines le garderaient pour le remercier.
Puis, juste avant minuit, il s'allongea sur le sol pour se reposer. Les yeux fermés, déjà presque endormi, il se rappela les paroles du vieux moine :

"La nuit,
Fuis les vastes lieux,
Choisis les petits".

Dans un sursaut il se réveilla tout à fait. Le temple était vaste et silencieux, et la peur l'envahit. Il se leva et chercha une pièce plus petite pour y dormir.
A l'autre bout de la galerie, il trouva une petite pièce vide avec une porte à glisière. Kami y entra, se pelotonna dans un coin comme un chat et s'endormit d'un sommeil léger.
Une heure avant l'aube, une immense ombre noire apparut sur le mur du temple, et toutes les lampes dorées s'éteignirent subitement. Un instant plus tard, d'effroyables sifflements et des cris stridents l'éveillèrent. Il se tapit dans son coin, sans même oser jeter un coup d'oeil par la porte à glissière... à peine osait-il respirer. Les hurlements affreux s'amplifièrent encore et encore et il lui sembla que le temple entier frémissait de terreur.
Enfin, le bruit cessa. Pendant le long silence qui suivit, Kami resta absolument immobile dans son refuge. Il y resta jusqu'à ce que les premiers rayons de soleil éclairent la petite pièce.
Enfin, Kami se mit debout et se glissa sans fire aucun bruit hors de la pièce. Et là, dans le temple devant les paravents, le monstrueux rat maléfique, plus gros, plus terrifiant qu'un rhinocéros, gisait mort dans une mare de sang !
Kami fut si stupéfait, qu'il ne remarqua d'abord pas que les chats qu'il avait peint sur les paravents du temple avaient l'air de se lécher les babines.
Ses chats avaient tué le rat maudit !
Et le conseil du vieux moine lui avait sauvé la vie.

***

Le passereau et sa passerelle

Le passereau passait par là quand il aperçut une belle passerelle. Aussitôt, il se percha, et entreprit d'y bâtir son nid. Il picora tout ce qu'il trouva, et quand son nid fut fini, pour s'occuper, il chanta.
Des piétons très pressés passaient sans cesse sur ce passage étroit sans s'arrêter. Mais un piéton pas trop pressé l'entendit et s'arrêta. Le passereau chantait son amour pour la belle passerelle, le piéton lui demanda pourquoi il avait fait son nid là, et pas dans un bel arbre du parc d'à côté c'est étrange de s'y installer, normalement une passerelle on ne fait qu'y passer. C'est vrai, se dit le passereau qui ne se l'était jamais demandé, finalement, à quoi sert cette passerelle ?
À traverser. À aller du monde que tu connais à un autre monde, de l'autre côté. C'est ce que ce passereau là n'avait jamais quitté son quartier, il était très casanier et n'était allé que du parc à la passerelle et de la passerelle au parc d'à côté.
- Moi, si je pouvais voler dit le piéton pas pressé, je ne me priverais pas de voyager.
Tous les jours, le piéton pas pressé passait par là et discutait avec le passereau sur la passerelle. Ils en arrivèrent à ne plus pouvoir se passer l'un de l'autre. Et plus, ils s'attachaient, moins le passereau avait envie de quitter de monde qu'il connaissait si bien.
Mais, un jour, il vit passer un grand oiseau gris qui avait l'air égaré. C'était un héron. Celui-ci s'arrêta pour demander son chemin et bien sûr le piéton pas pressé fut seul capable de le renseigner. Pour le remercier, car il était bien élevé, le héron s'intéressa à la passerelle, fit des compliments sur elle, disant qu'elle était belle. Le piéton dit que c'était surtout la passerelle du passereau, qui avait bien du mal à la quitter.
- Oui, je comprends, lui dit le héron, mais tu n'as encore rien vu, il faut absolument que je te montre mon petit pont.
Il en parla si bien que le passereau, enfin, se sentit prêt à voyager, assuré qu'il était e retrouver sa passerelle, puisque le piéton veillerait sur elle.
Il suivit le héron de l'autre côté, et découvrit enfin cet autre monde dont le piéton lui parlait, et surtout le petit pont du héron, qui était ravissant.
Ils passèrent ensemble de très bons moments, après lesquels le passereau ne fut jamais aussi content de retrouver sa passerelle, qui lui parut encore plus belle.

lundi 15 juin 2009

Qui est le plus fort ?

Le Vent ne cessait de se vanter :
- Je suis plus fort que n'importe qui ! Je peux déraciner les arbres et arracher le toit des maisons ! Je suis capable de jeter les navires contre les rochers, de recouvrir les montagnes de neige ! Je suis plus fort que tout !
Le Soleil passa par là, souriant d'un air moqueur.
- Je suis plus fort que toi, vieux Soleil stupide ! railla le Vent en soufflant sur les nuages.
Plus fort que moi ? répondit le Soleil en riant. Oh non ! Je regrette, mais vous vous trompez, monsieur le Vent.
- De quoi donc es-tu capable, espèce de grosse orange ? se moqua le Vent. Faisons un concours pour voir qui de nous deux est le plus fort.
- D'accord, répondit le Soleil. Tu vois cet homme qui descend la rue ? Il va travailler. Je te parie que tu ne réussiras pas à lui faire retirer son gilet avant qu'il n'attrape son train.
Le Vent hurla très fort et fit entendre un rire tonitruant :
- Ce petit rien du tout ? Je vais le mettre tout nu en moins de deux !
Le Vent souffla, souffla si fort que les fenêtres des maisons tremblèrent. Voyant que le temps se gâtait, l'homme s'empressa de revenir chez lui prendre son manteau. Le Vent se mit alors à souffler, à souffler si fort que les pans de son vêtement lui battirent les mollets.
- Brrr ! Quel temps ! dit-il tandis qu'il boutonnait son manteau, serrait sa ceinture et relevait son col.
Le Vent hurla et hurla, jusqu'à ce que l'homme qui luttait contre la rafale, s'engouffre dans un autobus en disant :
- Brrr ! Quel temps terrible !
Le Vent souffla encore tant et si bien qu'il fit tanguer soudain l'autobus tout entier.
- Brrr ! Quel temps épouvantable ! marmonna le chauffeur. Je vais conduire le bus au dépôt. Le vent pourrait le renverser !
Alors le Vent souffla, souffla, hurla et gronda autour du dépôt jusqu'à en devenir violet… mais en vain.
- D'accord ! J'abandonne, ricana le Vent à l'adresse du soleil. Mais je parie que tu ne feras pas mieux !
Alors le Soleil se mit à briller. Comme le Vent avait cessé de souffler, le bus sortit du dépôt et roula vers la gare.
- Quelle chaleur ! soupirèrent les passagers en sortant du bus.
Le Soleil brilla, brilla de plus belle, brilla jusqu'à ce que l'homme en nage déboutonne son manteau et s'essuie le front.
- Drôle de temps ! pensa-t-il en traversant le hall de gare.
Et le soleil chauffa et chauffa encore tant qu'il put, jusqu'à ce que l'homme retire son manteau et desserre sa cravate.
- Pffft ! quelle chaleur ! soupira-t-il en déboutonnant son gilet.
Le Soleil rayonna et rayonna jusqu'à ce que le goudron colle aux pieds.
- Ah ! Cette fois, c'en est trop ! dit l'homme, jetant un coup d'œil aux autres passagers qui attendaient sur le quai.
Ils étaient tous écroulés sur leur siège, s'éventant avec leur journal, desserrant leurs cravates, roulant leurs manches de chemise, cherchant de l'ombre…
Soudain, l'homme n'y tint plus. Il était tout rouge !
- Pffft ! souffla-t-il.
Et il retira son gilet ! Le Soleil avait gagné. Le Vent fut très vexé de la victoire du Soleil.
- C'est de la triche ! murmura-t-il. Les hommes t'ont toujours préféré à moi !

Petites comptines (2)


Une plaque de chocolat

Une plaque de chocolat
S'en allait en guerre
Elle dit à ses enfants
Gardez bien la maison
S'il vient un pauvre
Donnez-lui l'aumône
S'il vient un riche
Donnez-lui une gifle.




Je te vends ma vache

Je te vends ma vache
Bonne à beurre
Bonne à lait
Bonne à veau
Bonne à tout ce que tu voudras
Un plat de morue
Marché conclu
Ma vache est vendue



J'ai vu dans la lune

J'ai vu dans la lune
Trois petits lapins
Qui mangeaient des prunes
Comm' des p'tits coquins
La pipe à la bouche le verre à la main
En disant : " Mesdames,
Versez-nous du vin,
Tout plein. "